‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 116 sur 268 · Voybz livre IV, p · texte numérisé non relu

Voybz livre IV, p

3. Koger de Hoved., ibid., p. 424. — Voyez Dugdale's Baronage,

to72 semblait destiné à tomber alternativement sous la suzeraineté de l'un ou de l'autre. Mais, malgré ce désavantage de position et l'infériorité de leurs forces, les Manceaux luttaient souvent avec vigueur pour le rétablissement de leur indépendance nationale, et l'on disait d'eux, au onzième siècle, qu'ils étaient d'un naturel dur, hautain et peu disposé à l'obéissance *. Quelques années avant sa descente en Angleterre, Guillaume fut reconnu pour suzerain du Maine par Herbert, comte de ce pajs, grand ennemi de la puissance angevine, et à qui ses incursions nocturnes dans les bourgs de l'Anjou avaient fait donner le surnom bizarre et énergique &' Éveille-Chiens. Comme vassaux du duc de Normandie, les Manceaux lui fournirent de bonne grâce leur contingent de chevaliers et d'archers ; mais quand ils le virent occupé des soins et des embarras de la conquête, ils songèrent à s'affranchir de la domination normande. Nobles, gens de guerre, bourgeois, toutes les classes de la population concoururent à cette œuvre patriotique; les châteaux gardés par des soldats normands furent attaqués et pris l'un après l'autre ; Turgis de Tracj et Guillaume de La Ferté, qui commandaient la citadelle du Mans, rendirent cette place, et sortirent du pays avec tous ceux de leurs compatriotes qui avaient échappé aux représailles et aux vengeances populaires-.

1. Cenomani a canina rabic diela. Urbs est antiqnaj et i^lebs ejus Gnitimis procax et sanguinolenta, dominisque suis semper contumas et rebellionis avida. (OrJerio. Vital. Hist. ecclesiast., lib. IV, apud Script, rer. normann., p. 631.)

2. Ejiciunt, quosdam... perimunt... et, cura libertate... de Normannisultionem... assumunt. (Ihid., p. 532.)

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