‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 122 sur 268 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

valut dans le concile normand , moins peut - être parce qu'elle était la plus humaine, que parce qu'elle venait d'un confident et d'un ami intime du roi Guillaume ; les réfugiées à qui il restait encore une famille ou des protecteurs recouvrèrent ainsi leur liberté.

Vers le même temps, Guillaume, fils d'Osbern, l'un des plus hauts barons normands, périt de mort violente en Flandre, où, pour l'amour d'une femme, il s'était engagé dans des intrigues politiques'. L'aîné de ses fils, appelé du même nom que lui, hérita de ses ^erres en Normandie, et Roger, le plus jeune, eut les domaines conquis en Angleterre, avec le comté de Hereford. Il se chargea du soin de pourvoir et de doter sa jeune sœur, appelée Emma, et négocia bientôt pour elle un mariage avec Raulf de Gaël, seigneur breton, devenu comte de Norfolk*. On ne sait pour quelle raison cette alliance déplut au roi, qui envoya de Normandie une défense expresse de la conclure. Mais les parties n'en tinrent compte, et, au jour fixé pour la cérémonie, la nouvelle épouse fut conduite à Norwich, principale ville du comté de Norfolk, où se firent, dit la chronique saxonne, des noces qui furent fatales à tous ceux qui y assistèrent ^ Il y vint des évêques et des barons normands, des Saxons amis des Normands, et même des Gal- ! )is, invités par le comte de Hereford : "Waltheof, fils de Siward, mari d'une nièce du roi, et comte

1. ... Totus in amorem muliei-is. ("Willelm. Malraesb., de Gest. reg. angl., lib. III, apud Rer. anglic. Script., p. 105, éd. Savile.)

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