‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 151 sur 268 · Voyez t. I, liv. III, p. 290 et · texte numérisé non relu

Voyez t. I, liv. III, p. 290 et

,080 rain '. Dans le reste de l'Angleterre, les vaincus 10*82 montraient moins d'énergie, et plus de résignation à leurs souffrances. Peu de faits positifs sur la nature de ces souffrances sont parvenus jusqu'à nous, et encore se rapportent-ils, pour la plupart, aux misères des gens d'église, la seule classe des opprimés de la vieille Angleterre qui ait trouvé des historiens. Toutefois, ce qu'on osait contre cette classe privilégiée peut faire conjecturer, par induction, ce qu'avaient à subir les autres classes d'hommes que le scrupule religieux ne protégeait point; et un trait du régime intérieur d'un monastère anglais, sous le pouvoir d'un abbé normand, dans la seizième année de la conquête, aidera peut-être à deviner le régime des villes et des provinces, sous l'autorité des comtes, des vicomtes et des baillis du roi étranger '^.

Le couvent de Glastonbury, dans la province de Sommerset, après la déposition d'Eghelnoth, son abbé de race saxonne, avait été donné à Toustain, moine de Caen *. Toustain, suivant la coutume des autres Normands devenus abbés en Angleterre, avait commencé par diminuer la portion de nourriture de ses religieux, pour les rendre plus maniables ; mais la famine ne fit que les irriter davantage

1. Moritur Willelmus episcopus dunelmensis, et fit cornmotio hominum. {Annales de Margan, apud Rer. anglic. Script., t. II, p. 3, éd. Gale.)

2. Monasterium GIadstoniî«... semperpost adveutum Normaiinorum pessimis est infractum laboribiis... Abbates euiin, rerum gloria elati, non religiosos sed tyrannos agiint, foris tumidi... intus crudeles et incommodi. (Adamus de Domeram, éd. Hearne^ p. 113.)

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