‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 185 sur 268 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

Depuis la mort de GiiillaTime le Conquérant josqpi'à la dernière conspiration générale des Anglais contre les Normands.

Durant son .séjour en Normandie, dans les premiers mois de l'année 1087, le roi Guillaume s'occupa de terminer avec Philippe I", roi de France, une ancienne contestation. A la faveur des troubles qui suivirent la mort du duc Robert, le comté de Vexin, situé entre l'Epte et l'Oise, avait été démembré de la Normandie et réuni à la France. Guillaume se flattait de recouvrer sans guerre cette portion de son héritage; et, en attendant l'issue des négociations, il prenait du repos à Rouen; il gardait même le lit, d'après le conseil de ses médecins, qui tâchaient de réduire par une diète rigoureuse son excessif embonpoint. Croyant avoir peu de chose à craindre d'un homme absorbé dans de pareils soins, Philippe ne faisait aux réclamations du Normand que des réponses évasives; et, de son côté, celui-ci semblait prendre le retard e^ patience*.

1. Calumniam de Vulcassino comitahi. (Orderic. Vital. Hist. ecclcstast., lib. VII, apud Script, rer. normaiin., p. 655.) — Seditiosoruin frivolis sophismatibus usus est. (Ibid.)

Page 1