‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 188 sur 268 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

7. Diligenter ne quid sibi deesset ponderare... munitumque gazopbyUoium sibi proourare (Ibid.)

•08Ï sonnait à l'église de Sainte-Marie. Il leva les mains en disant : « Je me recommande à madame Marie, la « sainte mère de Dieu ; » et presque aussitôt il expira ^ Ses médecins et les autres assistants, qui avaient passé la nuit auprès de lui, le voyant mort, montèrent en hâte à cheval et coururent veiller sur leurs biens '-. Les gens de service et les vassaux de moindre étage, après la fuite de leurs supérieurs, enlevèrent les armes, la vaisselle, les vêtements, le linge, tout le mobilier, et s'enfuirent de même, laissant le cadavre presque nu sur le plancher ^. Le corps du roi demeura ainsi abandonné pendant plusieurs heures * ; car dans toute la ville de Rouen les

, hommes étaient devenus comme ivres, non pas de douleur, mais de crainte de l'avenir; ils étaient, dit un vieil historien, aussi troublés que s'ils eussent vu une armée ennemie devant les portes de leur ville ^ Chacun sortait et courait au hasard, demandant conseil à sa femme , à ses amis, au premier venu ; on transportait, on cachait tous ses meubles, ou l'on cherchait à les vendre à perte *.

Enfin des gens de religion, clercs et moines, ayant repris leurs sens et recueilli leurs forces, arrangè-

1. « Dominœ mese sanctse Dei genitrici Marias me commendo. » (Orderic. Vital. Hist. ecclesiast., lib. Vil, apud Script, rer. normann.,

2. Illico, ascensis equis... ad sua tutanda properaverunt. (Ibid.)

3. Et, relicto régis cadavere pêne nudo in area domiis, auÎPugerunt. (Ibid.)

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