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vince ; mais ils n'y restèrent pas longtemps : tous furent enlevés quand le roi se rétracta, et, selon l'expression d'un ancien historien, faussa impudemment sa parole'. Il n'en resta que trois copies qui par hasard échappèrent : une à Canterbury, une à York, et l'autre à Saint- Alban.
La même politique qui fit faire à Henri I" cette démarche auprès des Anglais lui en inspira une autre plus décisive : c'était de prendre pour épouse une femme de race anglo-saxonne. Il y avait alors en Angleterre une fille orpheline de Malcolm, roi d'Ecosse, et de Marguerite, sœur du roi Edgar. Elle se nommait Edithe, et elle avait été élevée à l'abbaye de Rumsey, dans la province de Hants, sous la tutelle d'une autre sœur d'Edgar, appelée Christine, qui, après s'être réfugiée en Ecosse avec son frère, avait pris le voile de religieuse en l'année 1086 -. Comme fille de roi, plusieurs des hauts barons normands avaient recherché en mariage la nièce d'Edgar : elle fut demandée au roi Guillaume le Roux par Alain le Breton, seigneur du château de Richement, dans la province d'York ; mais Alain mourut avant que le roi lui eût octroyé la jeune fille ^. Guillaume de Garenne, comte de Surrey, la désira ensuite; mais le mariage n'eut pas lieu, on ne sait par quel
1. (Promissa) impudenter violavit. (Mattli. Paris, t. I, p. 62.)
2. Willelm. Malmesb., de Gest. reg. angl., lib. V, apud Ber. anylic. Script., 'p. 164, éd. Savile. — Annales waverleienses, ad. ann. mlxxxti, apud Rer. anglic. Script., t. II, p. 133, éd. Gale.
3. Alanus enim Rufus, Britannoriim cornes, Mathildem... in conjugem, sibi a rege Rufo requisivit. (Orderic. Vital. Hist. ccclesiast., lib. VIII^ apud Script, rer. normann., p. 702.)