‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 222 sur 268 · Eadmeri Hist. nov., p. 57 et seq., éd. Selden · texte numérisé non relu

Eadmeri Hist. nov., p. 57 et seq., éd. Selden

2. Omues palam contiimeliis dominum inurere, Godricum eum et comparera Godivam appellaiites. (Willelm. Malmesb., de Geit. reg angl., lib. V, apud Rer. anglir. Script., p. 156, éd. Savile.) — Yocantes eum Godrych Godefadyr. (Henrici Knyghton, de Event. angl., lib. II, apud Hist. anglic. Script., t. II, col. 2375, éd. Selden.) — Godrik signifie boft et fort; Godive, par adoucissement pour god-gliive, sifrnifie bonne grâce ou bonne et gracieuse. Godrick Godfader, le compère Godrick, était quelque personnage des contes ou des farces du temps.

3. Audiebat bœc ille, et formidabiles cacbinnos, iram diflferens, ejiciebat. (Willelm. Malmesb., de Gest. reg. angl., lib. V, apud Rer. anglic. Script., p. 157, éd. Savile.)

J102 tion des mécontents prit un caractère plus grave;

1103 beaucoup de seigneurs anglo-normands passèrent la mer pour aller soutenir les droits du frère dépossédé, ou lui envoyèrent des messages. Ils l'invitaient à presser son débarquement en Angleterre, et l'assuraient de leur fidélité, selon le pacte conclu autrefois avec Guillaume le Roux K En effet, à l'arrivée de Robert, son armée se grossit rapidement d'un grand nombre de barons et de chevaliers; mais les évêques, les simples hommes d'armes et les Anglais de naissance demeurèrent dans le parti du roi^. Les derniers surtout, suivant leur vieil instinct de haine nationale, désiraient ardemment que les deux factions en vinssent aux mains. Il n'y eut point de combat au débarquement, parce que Robert aborda sur la côte de Hauts, pendant que son frère l'attendait sur celle de Sussex. Il fallait quelques jours aux deux armées pour arriver à la rencontre l'une de l'autre; les moins fougueux parmi les Normands des deux partis, profitant de l'intervalle, s'entremirent et apaisèrent cette querelle de parents et de compatriotes '. Il fut décidé que Robert renoncerait encore une fois à ses prétentions sur le royaume d'Angleterre, pour une pension annuelle de deux mille livres d'argent, et que les confiscations faites par le roi sur les amis du duc, et par le duc sur les amis du roi, seraient gratuitement restituées *.

1. Regnum illi promittentes. (Florent. Wigorn. Chron., p. 650.)

Page 1