‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 244 sur 268 · II · texte numérisé non relu

II

H33 fils de l'impératrice, pour le distinguer de l'aïeul, qu'ils surnommaient Filz- Guillaume- Conquéreur. A la naissance de son petit-fils, le roi normand convoqua encore une fois ses barons d'Angleterre et de Normandie, et les requit de reconnaître, pour ses successeurs, les entants de sa fille, après lui et après elle ' ; ils y consentirent en apparence et le jurèrent. Le

u3i roi mourut deux ans après, en Normandie, croyant laisser sans contestation la couronne à sa fille et à son petit-fils ; mais il en arriva tout autrement. Au premier bruit de sa mort, Etienne de Blois, son neveu, fit voile en grande hâte pour l'Angleterre, où il fut élu roi par les prélats, les comtes et les barons qui avaient juré de donner la royauté à Mathilde^. L'évêque de Salisbury déclara que ce serment était nul, parce que le roi avait marié sa fille sans le consentement des seigneurs ; d'autres dirent qu'il serait honteux pour tant de nobles chevaliers d'être sous les ordres d'une femme ^ L'élection d'Etienne fut solennisée par la bénédiction du primat de Canterbury, et, ce qui était important dans ce siècle, approuvée par une lettre du pape Innocent II.

« Nous avons appris, disait le pontife au nouveau « roi, que tu as été élu par le vœu commun et le con- « sentement unanime , tant des seigneurs que du « peuple, et que tu as été sacré par les prélats du '■■ royaume*. Considérant que les sufi'rages d'un si

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