‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 77 sur 268 · Mery and free · texte numérisé non relu

Mery and free

Under the levés grene.

{Robin Hood, a collection of ail the ancient poems, sonsjs and ballads. London, 1823, in-12, p. 1, 68/70 et passim.)

lOTo l'homme mis hors la loi est toujours le plus gai et le «0^71 plus brave des hommes * ; il est roi dans la forêt, et ne craint point le roi du pays *.

Ce fut surtout la contrée du nord, celle qui avait le plus énergiquement résisté aux envahisseurs, qui devint le pays du vagabondage en armes, dernière protestation des vaincus. Les vastes forêts de la province d'York étaient le séjour d'une bande nombreuse, qui avait pour chef un homme appelé Swejn, fils de wSigg '. Dans les contrées du centre et près de Londres, jusque sous les murs des châteaux normands, on vit se former aussi plusieurs troupes de ces hommes qui, reniant jusqu'au bout l'esclavage, disent les historiens du temps, prenaient le désert pour demeure *. Leurs rencontres avec les conquérants étaient toujours sanglantes, et quand ils apparaissaient dans quelque lieu habité, c'était un prétexte pour l'étranger d'y redoubler ses vexations : il punissait les hommes sans armes du trouble que lui causaient les gens armés ; et ces derniers, à leur tour, faisaient quelquefois des visites redoutables à ceux qu'on leur signalait comme amis des Normands. Ainsi une terreur perpétuelle régnait sur le pays. Au danger de périr par l'épée de l'homme d'outre-mer,

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