Voyez t. I, liv. IIT, p
3. Vita Lanfranci, apud Script, rer. ralllr. et francic, t. XIY, p. 31 et 32. — Lanfranci Opéra, p. 299.
4. Divinitus Anglis institutor datns. (Orderic. Vital. Hist. ecclesiast., lib. rV, apud Script, rer. normann., p. 520.)
abbés par les moines*. Cet usage était un de ceux que la conquête ne pouvait laisser subsister, et tout le pouvoir religieux, aussi bien que le pouvoir civil, devait passer des indigènes aux conquérants.
Lorsque l'archevêque Lanfranc fit sa première entrée dans la métropole qu'on lui donnait à régir, il ne put s'empêcher d'être saisi d'un profond sentiment de tristesse, en voyant l'état où les Normands l'avaient réduite. L'église du Christ, à Canterburj, était dévastée par le pillage et l'incendie, et le grand autel, dépouillé d'ornements, se trouvait presque enterré sous le,s décombres ^. Aux fêtes de la Pentecôte, il y eut un second concile tenu à Windsor, et Thomas, l'un des chapelains du roi, fut nommé archevêque d'York, à la place du Saxon Eldred, qui était mort de chagrin. Thomas, de même que Lanfranc, trouva son église métropolitaine détruite par le feu, avec ses ornements, ses chartes, ses titres et ses privilèges ; il trouva le territoire de son diocèse tout ravagé, et les Normands qui l'habitaient si attristés par le spectacle de leurs propres dévastations, qu'ils hésitaient même à s'établir sur les terres qu'ils avaient prises'. Thomas se mit en possession de
1. Régis et omriinm optimatum ejus benevola electione. (Orderic. Vital. Hist. ecclesiast., lib. IV, apud Script, rer. normann., p. 519.) — Successio priorura dunelmensis ecclesiœ. (Anglia sacrUj t. I, p. 785.)
2. Cum Cantuarium primo venisset, et ecclesiam Salvatoris, quam regere susceperat, incendio atque ruinis pane niliilifactam invenisset, mente consternatus est. (Eadmeri Hist. nov., p. 7, éd. Selden.)
3. Quando... arcliiepiscopatum suscepit^ civitas Eboraca et tota regio circa... a Normannis ferro et flamma penitus fuit destructa, incensa quoque beati Peti'i metropolis ecelesia... cuncta circiimcirca hostili vastatione invenit depopiilata. (Thomœ Stubbs Act. pontifie, eborac, apud Hist. anglic. Script., t. II, col. 1708, éd. Selden.)