Voyez t. I, liv. III, p. 306 et
2. Primus iiamque presbiteri filius erat. (Henrici Knyghton, de Event. anyl., lib. I, apud Hist. anglic. Script., t. II, col. 2348, éd. Seldeii.)
3. De divitiis anglicis larga mimera cupidis Romanis ubertim dederunt, sic mirabiles Latiis visi sunt. (Orderic. Vital. Hist. ecclesiast., lib. IV, apud Script, rer. normann., p. 548.)
4. Novo régi... in novis regni dispositionibus^ pernecessarios. Eadmeri Hist. «ou., p. 7, éd. Selden.)
« raies ^ » Lanfranc les prit et les rendit à Rémi et à Thomas ; puis, ayant lui-même reçu de Grégoire VII la confirmation de son titre de primat de toute l'Angleterre, il repartit avec ses compagnons. Ainsi les églises des Anglais continuèrent d'êtror livrées, sans obstacle, et avec l'aveu de l'Église romaine, à des clercs venus de tous pays. Le prélat de race étrangère prononçait devant un auditoire saxon ses homélies en langue française, et quand elles étaient écoutées patiemment, ou par surprise, ou par terreur, l'homme d'outre-mer s'enorgueillissait de la puissance de ses discours, qui, disait-il, s'insinuaient, par miracle, dans l'oreille des barbares*. Une sorte de pudeur et d'envie d'offrir au monde chrétien autre chose que ce ridicule spectacle firent rechercher par le roi Guillaume quelqu'un des hommes que l'opinion du temps préconisait au loin, à cause de l'austérité de leur vie religieuse. Tel était Guimond, moine du couvent de la Croix-Saint-Leufroi, en Normandie ; le roi lui envoya l'invitation de passer la mer, et il obéit sans délai aux ordres de son seigneur temporel. Quand il fut arrivé en Angleterre, le conquérant lui dit qu'il avait dessein de l'y retenir, et de l'élever à une haute dignité ecclésiastique : voici ce que répondit le moine, si l'on en croit un historien postérieur de peu d'années * :
1. « Tu pater es patriiB illius. » (Eadmeri Hist. nov., p. 7, éd. Selden.)
2. Qui, licet latine vel gallice loquentem, illum minime intelligerent, tamen, intendentes ad illum, virtute verbi Dei... ad lacrymas multoties compuncti. (Pétri Blesensis Ingulfi continuât., apud Rer, anglic. Script., t. I, p. 115, éd. Gale.)
3. Orderic. Vital. Hisl. ecclesiasl., lib. IV, apud Script, rer. nor~ maïui., p. 524.