Franciyenee, Romani, Walli. Voyez ci-après, liv. VI
1014 gleterre, mourut, dans cette même année, d'une mort subite et mystérieuse. Les soldats danois, cantonnés dans les villes, ou en station sur leurs vaisseaux à l'embouchure des rivières, choisirent, pour succéder à leur chef, son fils Knut, alors en mission dans le pays voisin de l'Humber pour y déposer les tribus et les otages des Anglais du Sud. Ceux-ci, encouragés par son absence, délibérèrent d'envoyer un messager à l'exilé de Normandie, lui dire, au nom de la nation anglaise, qu'elle le reprendrait pour roi s'il promettait de mieux gouverner1. Pour répondre à ce message, Ethelred fit partir son fils Edward, le chargeant de saluer en son nom tout le peuple anglais2, et de jurer publiquement qu'à l'avenir il remplirait ses devoirs de seigneur avec fidélité3, amenderait ce qui ne plaisait point et oublierait tout ce qu'on avait pu faire ou dire contre sa personne. L'amitié jurée entre la nation et le roi fut confirmée de part et d'autre par des gages mutuellement donnés4, et l'assemblée des sages anglo-saxons prononça contre tout Danois qui s'intitulerait roi d'Angleterre une sentence perpétuelle de mise hors la loi 5.
1015 Ethelred reprit ses marques d'honneui. j3n ne
1. ... Modo eos rectius gubernaret. (Chron. saxon., éd. Gibson, p. 145.) — Matthseï Westmonast. Flor. histor., p. 202.
2. ... Gretan ealne bis Leodscipe. (Cliron. saxon., éd. Gibson, p. 145.)