‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 150 sur 233 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

« fraîchir à l'office1. » Edith était douce et bienveil- 1012 lante pour tout ce qui l'approchait; ceux qui n'aimaient pas, dans son père et son frère, leur caractère de fierté un peu rude, la louaient de ne pas leur ressembler; c'est ce qu'exprimait, d'une façon poétique, un vers latin fort à la mode dans ce temps : « Godwin « a mis au monde Edith, comme l'épine produit la

« rose2.

La retraite des Danois et la fin du régime de la '<>« conquête, en réveillant tous les souvenirs patriotiques, avaient rendu plus chères au peuple les coutumes anglo-saxonnes. On eût voulu les faire revivre dans toute leur pureté primitive, dégagées de ce que le mélange des races y avait apporté d'étranger. Dans ce désir, on se reportait au temps qui avait précédé la grande invasion danoise, au règne d'Ethelred, dont on rechercha, pour les rétablir, les institutions et les lois 3. Cette restauration eut lieu dans la mesure où elle était possible, et le nom du roi Edward s'y attacha ; ce fut un dicton populaire que ce bon roi avait rétabli les bonnes lois de son père Ethelred. Mais, à vrai dire, il ne fut point législateur; il ne promulgua point un nouveau code ; seulement les ordonnances des rois danois cessèrent d'être exécutées sous son règne 4. L'impôt de la conquête, d'abord

1. ... Ad regium penu transmisit, et refectum dimisit. (Hist. Ingulf. Croyland., apud lier, anglic. Script., t. I, p. 62, éd. Gale.)

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