‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 149 sur 233 · Magna sumraa animalium bene crassorum. (Ibid · texte numérisé non relu

Magna sumraa animalium bene crassorum. (Ibid

2. Unus Danus custos et magister domus super omnes alios bospitii. (Ibid.)

3. ... Et sic defloraverunt uxores nostras et filias et ancillas. (Ibid.) — Nam si Dacus Anglico super pontem occurrisset, Anglicus pedem rnovere ausus non fuisset, donec Dacus pontem pertransisset, et ulterius nisi Angli in bonoremDacorum capita inclinassent, graves pœnas et verbera cito sentirent. (Chron. Jolian. Bromton, apud HUt. anglic. Script., t. I, col. 934, éd. Selden.)

4. Wulf-heofod. C'était le nom donné par les Saxons aux hommes mis bors la loi pour quelque grand crime. — Voyez Wilkins, Leges et concilia, passim.

Km pour l'élection d'un nouveau roi , une armée insurrectionnelle se forma sous la conduite d'un Saxon appelé Hovn l. Malheureusement les exploits patriotiques de cette armée sont aujourd'hui aussi inconnus que le nom de son chef est obscur. Godvnn , et avec lui son fils nommé Harald (Harold selon l'orthographe saxonne) levèrent cette fois l'étendard, pour la pure indépendance du pays, contre tout Danois, roi ou prétendant, chef ou soldat. Refoulés rapidement vers le nord, et chassés de ville en ville, les Danois partirent sur leurs vaisseaux, et abordèrent, diminués de nombre, aux rivages de leur ancienne patrie 2. Ils firent, à leur tour, un récit de trahison, dont les circonstances romanesques se retrouvent, d'une manière également fabuleuse, dans l'histoire de plusieurs peuples ; ils dirent que Harold, fils de Godwin, avait invité les principaux d'entre eux à un grand banquet, où les Saxons vinrent armés et les assaillirent à l'improviste 3.

Ce ne fut point une surprise de ce genre, mais une guerre au grand jour, qui mit fin en Angleterre à la domination des Scandinaves; Harold joua, sous Godwin, à la tète de la nation soulevée, le premier rôle dans cette guerre. Au moment de la délivrance, tout le soin des affaires publiques fut confié au fils de

1. ... Collegenmt magnum exercitum, qui Hcnvne-here appellabatur a quodam Howne qui... ductor eorum extiterat. (Henrici Knyghton, de Event. angl., lib. I, cap. vi, apu'd Hist. anglic. Script., t. II, col. 232(3, éd. Selden.)

2. ... Danos occiderunt et... de partibus Angliœ totaliter fugaverunt. (Ibid.)

3. ... Fecit insimul congregatis magnum convivium. (Pétri Olai Excerpt., apud Script, rer. danic, t. II, p. 207.)

Wulfnoth, qui venait d'accomplir, en sauvant sa pa- 1041 trie des mains des étrangers, la fortune extraordinaire qu'il avait commencée en sauvant un étranger des mains de ses compatriotes1. Godwin, s'il l'eût voulu, pouvait se faire nommer roi des Anglais ; peu de suffrages lui eussent été refusés dans une révolution où il semblait être l'homme nécessaire. Mais il aima mieux tourner les regards de la nation sur un homme étranger aux événements récents, sans envieux, sans ennemis, inoffensif aux jeux de tous par son éloignement des affaires, intéressant pour tous par ses malheurs, sur Edward, le second fils d'Ethelred, celui-là même dont on disait qu'il avait trahi et fait mourir le frère-. D'après l'avis du chef de Wessex, un grand conseil, assemblé à Ghillingham, décida qu'un message national serait envoyé à Edward, en Normandie, pour lui annoncer que tout le peuple l'avait élu roi, mais sous la condition de n'amener avec lui qu'un petit nombre de Normands3. Edward obéit, dit une ancienne chronique4, et vint en Angleterre avec peu d'hommes. Il fut proclamé roi dès son arrivée, et sacré dans l'église

1. Regni cura coraiti Godwino committitur, clonec qui dignus csset eligeretur in regem. (Monast. anglic, Dugdale, t. I, p. 34.)

2. Omnium electione in Edwardum concordatur, maxime cohortante Godwino comité. (Ingulf. hist., p. 895, éd. Savile.)

3. Nec mora Gilingeham congregato consilio rationibus suis explicitis regem effecit, (Willelm. Malmesb. , de Gest. reg. angl., lib. II, apud lier, anglic. Script., p. 80, éd. Savile.)— Eall foie (populus uni* versus) geceas Eadward to cynge. (Chron. saxon., éd. Gibson, p. 156.) — Mandantes ei quod paucissimos Normannoruni secum adduccret. (Henrici Huntind. Hist., lib. VI, apud Rer. anglic. Script., p. 365, éd. Savile.)

4. ... Paruit Edwardus et cmn paucis venit in Angliam. (Ibid.)

io4i cathédrale de Winchester. En lui remettant le sceptre et la couronne, l'évêque lui fit un long discours sur les devoirs de la royauté et sur le gouvernement doux et équitable de ses prédécesseurs anglo-saxons.

ioi2 Comme il était encore sans épouse, il choisit la fille de l'homme puissant et populaire à qui il devait la royauté. Différents bruits de malveillance coururent au sujet de ce mariage; on disait qu'Edward, effrayé de l'immense autorité de Godwin, l'avait pris pour beau-père, afin de ne pas l'avoir pour ennemi1. D'autres assuraient qu'avant de faire élire le nouveau roi, Godwin avait exigé de lui , par serment sur Dieu et sur son ûme, la promesse d'épouser sa fille2. Quoi qu'il en soit de ces allégations, Edward reçut en mariage une jeune personne belle, instruite dans les lettres, pleine de modestie et de douceur; elle avait nom Edghithe, ou, par adoucissement, Edith3. « Je l'ai vue bien des fois dans mon enfance, « dit iln contemporain, lorsque j'allais visiter mon « père, employé au palais du roi. Si elle me rencon- « trait au retour de l'école, elle m'interrogeait sur « ma grammaire, sur mes vers ou bien sur ma logï- « que, où elle était fort habile; et quand elle m'avait « enlacé dans les filets de quelque argument subtil , « elle ne manquait jamais de me faire donner trois « ou quatre écus par sa suivante, et de m'envoyer ra-

1. ... Metuens tanti viri potentia lœdi. (Willelm. Gemet. Hist. Nor~ mann., apnd Script, rer. normann., p. 271.)

2. Jura mihi, in Deum et in animam tuam, te filiam mcam acceptururn in conjiigem... et ego tibi dabo regnum Angliœ. (Monast. an* glic.j Dudgale, t. I, p. 24.)

3. Ed signifie heureux, heureuse; le sens de l'autre composant m'est inconnu.

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