Insula avallonia
5f d'hiii Glastonbury, au sud du golfe où se jette la Saverne. Il y mourut de ses blessures; mais, comme c'était le temps où les Saxons occidentaux envahirent ce territoire, dans le tumulte de l'invasion personne ne put dire exactement les circonstances de la mort d'Arthur, ni le lieu où il lut enseveli. Cette ignorance attira sur son nom une célébrité mystérieuse : il y avait déjà longtemps qu'il n'était plus, et on l'attendait encore; le besoin qu'on avait du grand chef de guerre qui savait vaincre les Germains nourrissait la vaine espérance de le voir reparaître un jour. Cette espérance n'eut pas de fin; et, durant plusieurs siècles, la nation qui avait aimé Arthur ne se découragea point d'attendre sa guérison et son retour ' .
L'émigration des habitants des marais de l'Elbe et des îles qui les avoisinent, inspira le désir d'émigrer de même à des peuples situés plus loin vers l'est, près des bords de la mer Baltique, et qu'on nommait alors Anghels ou Angles2. Après quelques descentes et un premier essai d'établissement sur la côte orientale de la Bretagne, les guerriers de la nation des Angles se réunirent tous ou presque tous, pour une
1. Guiem adhuc verebruti Britones expectant venturura. (Guillielmi Neubrigensis Hist., proœm., p. 13, éd. Hearn.) — Hic est Artbuvus de quo Brittonum riugse hodieqtie délirant. Willelnii Malniesbiiriensis de Gestis regum anglorutn, lib. \, cap. i, apud Ber. anglic. Srri}>t., p. 9, éd. Savile.) — Credunt quidam de génère Britonum eum futurum vivere, et de servitute ad libertatem eos... reilucere. jJoannis de Fordun Scotichronicon, lib. III, cap. xxv, p. 219, éd. Hearne.) — Nennii Historia Britonum, cap. LXll et LX1II, apud lier, anglic. Script., t. I, p. 114, ed Gale. — Sketch of thé earty history of the Cymry, by Roberts, p. 141 et suiv.