Engla. Anglen
grande expédition navale, sous un chef nommé Ida, 542 qu'ils saluèrent du titre de roi. Leurs soixante vais- 5*47 seaux abordèrent près de l'embouchure de la Tyne. Afin de se rendre plus formidables aux habitants de ces contrées, ils firent alliance avec les Pietés, ennemis naturels des Bretons et toujours prêts à fondre sur eux du coté du nord. Les nouveaux conquérants germains, assurés par cette diversion, s'avancèrent rapidement de l'est à l'ouest, brûlant tout dans leur marche et frappant de terreur les indigènes, qui donnaient au roi des Angles le nom sinistre de Porteflamme1.
Malgré ses dévastations et sa bravoure, Ida fut arrêté au pied des montagnes d'où descend la Tyne, par une population qui lui barra le passage, pendant que les habitants de la plaine capitulaient et se rendaient à lui. « Le Porte-flamme est venu, dit un poëte 547 « breton contemporain ; il a crié d'une voix forte : «Nous seront-ils livrés nos otages; sont-ils prêts? « Owen répondit en tirant son épée : Ici on ne livre a point d'otages ; il n'y en a pas, il n'y en aura jamais « de prêts. Alors Urien, le chef du pays, s'écria • « Hommes de ma tribu, réunis autour de moi, levons « notre étendard sur la montagne et marchons contre « les envahisseurs de la plaine, tournons nos lances « vers la tête des guerriers, allons chercher le Portece flamme au milieu de son armée, et tuons avec lui « ses alliés2. »
Cet Urien, chef du pays de Reghed, aujourd'hui