‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 163 sur 233 · Chron. saxon., éd. Gibson, p · texte numérisé non relu

Chron. saxon., éd. Gibson, p

2. Omnes uno ore, aut vivere aut mori se pai-atos fore, sibi promiserunt. (Roger de Hoved. Annal., pars I, apud Rer. anglic. Script., p. 442, éd. Savile.)

3. Chron. saxon., éd. Gibson, p. 165. — Roger de Hoved. Annal , pars I, apud Rer. anglic. Script., p. 442, éd. Savile.

4. Dati... iis sunt obsides ac victus quibuscumque in locis postnlarent. (Chron. saxon., éd. Gibson, p. 167.)

io52 traient dans les ports désertaient à eux *. Ils firent voile vers Sandwich, où leur débarquement eut lieu sans obstacles, malgré la proclamation d'Edward qui ordonnait à tout habitant de fermer le passage au chef rebelle. Le roi était alors à Londres; il appela dans cette ville tous les guerriers de l'ouest et du nord. Peu obéirent à son appel, et ceux qui s'y rendirent vinrent trop tard2. Les vaisseaux de Godwin purent librement remonter la Tamise et arriver en vue de Londres, près du faubourg qu'on appelait alors et qu'on appelle encore Southwark3. Quand vint la marée basse, on jeta l'ancre, et des émissaires secrets se répandirent parmi les habitants de Londres, qui, à l'exemple de ceux des. ports, jurèrent de vouloir tout ce que voudraient les ennemis de l'influence étrangère 4. Les vaisseaux passèrent sans obstacle sous le pont de Londres, et débarquèrent un corps de troupes qui se rangea sur le bord du fleuve. Avant de tirer une seule flèche, les exilés 5 envoyèrent au roi Edward un message respectueux pour lui demander la révision de la sentence qui les avait

1. Buthsecarlos omnes quos obvios in vénérant, secum legentes (Roger de Hoved. Annal., pars I, apud Ber anglic. Script., p. 432, éd. Savile.) — Bulhse-carlus, marin, homme attaché au service d'un vaisseau, de bucca, buccia. bucea, bûscia, du verbe saxon bugan, courber, signifiant vaisseau de grande dimension ; et de cari, ceorl, homme robuste. (Vid. Somnrei Glossarium, apud Hist. anglic. Script., t. II ad finem, éd. Selden.)

2. At illi nimis tardantes ad tempus non venerunt. (Roger d* Hoved. Annal., pars I, apud Ber. anglic. Script., p. 442, éd. Savile.)

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