Voyez Ducarel's Normann. Antiquities
2. Verus namque ruraor insperato venit, anglicam terram rege Echvardo orbatam esse et ejus corona Heraldum ornatum. (Guill. Pictav., de Gestis Guillelmi ducis, apud Hist. normann. Script., p. 196.) — Chronique de Normandie ; Recueil des hist. de la France, t. XIII, p. 224. — Hic navis axglica venit m terram Willelmi ducis ; Tapisserie de Baveux,
3. Chronique de Normandie; Recueil des hist. de la France, t. XIII, p. 224.
daient l'un l'autre en silence l. Un officier, admis d'une manière plus intime dans la familiarité de Guillaume, venant à entrer alors, les assistants l'entourèrent pour apprendre de lui la cause de cette grande agitation qu'ils remarquaient dans le duc. « Je n'en « sais rien de certain, répondit l'officier, mais nous « en serons bientôt instruits. » Puis, s'avancant seul vers Guillaume : « Seigneur, dit-il, à quoi bon nous « cacher vos nouvelles? qu'y gagnerez-vous? Il est de « bruit commun par la ville que le roi d'Angleterre « est mort, et que Harold s'est emparé du royaume, « mentant à sa foi envers vous. — L'on dit vrai, « répondit le duc ; mon dépit vient de la mort « d'Edward , et du tort que m'a fait Harold. — Eh « bien, sire, reprit le courtisan, ne vous courroucez « pas d'une chose qui peut être amendée : à la mort « d'Edward il n'y a nul remède, mais il y en a aux « torts de Harold ; à vous est le bon droit : vous avez « de bons chevaliers ; entreprenez donc hardiment : « chose bien entreprise est à demi faite 2. »
Un homme de race saxonne et le propre frère de Harold, ce Tosti que les Northumbriens avaient chassé du commandement, et que Harold, devenu roi, n'avait point voulu leur imposer de nouveau, vint de Flandre exhorter Guillaume à ne pas laisser régner en paix celui qui s'était parjuré 3. Tosti se vantait auprès des étrangers d'avoir en Angleterre
1. Chronique de Normandie; Recueil des hist. de la France, t. XIII,