‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 21 sur 233 · llorx brilannicx, t. II, p · texte numérisé non relu

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58G le pays de Galles , était l'habitation des Cambriens ; ils y offraient un asile sûr, mais pauvre, aux émigrés de tous les coins de la Bretagne, aux hommes qui aimaient mieux, disent d'anciens historiens, souffrir et vivre indépendants, qu'habiter une belle contrée sous la servitude étrangère1. D'autres traversèrent l'Océan pour aller retrouver en Gaule un pays que leurs aïeux avaient peuplé en même temps que la Bretagne, et où vivaient encore des hommes issus de leur race et parlant leur langage2.

450 De nombreux vaisseaux de fugitifs bretons abordèrent successivement à la pointe occidentale de l'Armorique, dans les cantons qui , sous les Romains et même avant eux, avaient été appelés territoires des Osismiens, des Curiosolites et des Vénètes. D'accord avec les anciens habitants, qui reconnaissaient en eux des frères d'origine , les nouveaux venus se répandirent sur toute la côte septentrionale, jusqu'à la rivière de Rance, et vers le sud-est jusqu'au cours inférieur de la Vilaine. Ils fondèrent sur cette péninsule un État séparé dont les limites varièrent souvent et en dehors duquel restèrent, jusqu'au milieu du neuvième siècle, les cités de Rennes et de Nantes. L'accroissement de population de ce coin de terre occidental, le grand nombre d'hommes de race et de langue celtiques }, qui s'y trouvèrent ainsi agglomé-

1. Miseram cnm libertate potins ibidem eligunt vitam transigere, quam bostium sr.bjici dominio servitute. (Johan. de Fordun Scott' chronicon, lib. IT, cap xlii, p. 252, éd. Heavne.)

2. ... Alii transmarinas petebant régie-nés., . (Gilda? Historia , cap. xxv, apud Ber. anglic. Script., t. I, p. 8, ed Gale.)

3. Oelta\ KsÀTot, Galata», nom que les Romains et les Grecs donnaient aux populations gauloises. On est souvent obligé, faute de

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