‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 7 sur 233 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

des bateaux d'osier recouverts de cuir, et cherchaient i à pénétrer sur le sol romain défendu contre eux, sur 41° deux points de File, par d'immenses retranchements qui se prolongeaient d'une mer à l'autre l. Ces irruptions, sans cesse renouvelées, acquirent aux habitants de l'Albanie une célébrité terrible, sous les noms de Scots et de Pietés, seuls employés par les écrivains latins, qui paraissent ignorer le nom de Galls -.

Le premier de ces deux noms appartenait de plus aux habitants de l'île d'Érin, qu'en langue romaine on appelait également Hibernie ou Scotie. La fraternité des montagnards bretons avec les hommes de l'Hibernie, et les fréquentes émigrations d'un peuple vers l'autre, amenèrent cette communauté de nom. On appelait Scots, en Bretagne, les habitants des cotes et du grand archipel du nord-ouest, et Pietés ceux qui demeuraient à l'orient, sur les bords de la mer germanique. Les territoires respectifs de ces deux peuples, ou de ces deux branches distinctes d'une même population, étaient séparés par la chaîne des monts Grampiens, au pied desquels Gallawg 3, le grand chef des forêts du nord 4, avait vaillamment

1. De l'embouchure de la Clyile à celle duForth, roMum Antovini, et du golfe de Solway à l'embouchure de la Tync, vallum Seperi.

Le retranchement de Sévère était une muraille garnie de tours.

Voyez Camden, Lritannia, t. II, p. 648 et suiv.

2. Venit et extremis legio prsetenta Britannis, Quae Scoto dat frena truci, ferroque notatas Perlegit exsangues Picto moriente figuras.

(Claudiani Opéra, de Bello getico, v. 41b' et seq.)

Page 1