‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 85 sur 233 · Turner's Hist. cf the Anglo-Saxons, vol. I, p · texte numérisé non relu

Turner's Hist. cf the Anglo-Saxons, vol. I, p

8-i part des livres de l'antiquité. La supériorité de con- 878 naissances que ce roi saxon avait acquise lui inspirait une sorte de dédain pour la nation qu'il gouvernait. Il faisait peu de cas des lumières et de la prudence du grand conseil national, qu'on appelait l'assemblée des sages. Rempli des idées de pouvoir absolu que présentent la littérature et l'histoire de l'empire romain, il avait un désir violent de réformes politiques, et concevait des plans meilleurs peut-être que les anciennes coutumes anglo-saxonnes, mais manquant de sanction aux veux d'un peuple qui ne les avait pas souhaités et ne les comprenait pas. La tradition a vaguement conservé quelques traits sévères du gouvernement d'Alfred, et longtemps après sa mort, on parlait de la rigueur excessive qu'il avait mise à punir les prévaricateurs et les mauvais j uges l . Quoique cette rigueur eût pour objet l'intérêt de la nation anglaise, elle ne pouvait être agréable à cette nation, qui alors faisait plus de cas de la vie d'un homme libre que de la régularité dans les affaires publiques.

D'ailleurs, cette sévérité du roi Alfred envers les grands n'était point accompagnée d'affabilité envers les petits ; il les défendait sans paraître les aimer : leurs suppliques l'importunaient, et sa maison leur était fermée. « Si l'on avait besoin de son aide, dit « un contemporain, soit pour des nécessités person- « nelles, soit contre l'oppression des puissants, il « dédaignait d'accueillir et d'écouter la plainte : il ne « prêtait aucun appui aux faibles, et les estimait

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