‹ Histoire de la conquête de la Lombardi (volume 2)Chapitre 113 sur 228 · LIVRE IL — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IL — CHAPITRE IV

Deux chefs de Hongrois , nommés Dur sac et Bugat , se trouvaient à cette époque sur les frontières de la Lombardie. Bérenger qui entretenait, comme nous l'avons vu , de secrètes intelligences avec ces barbares, croit le moment venu d'invoquer leur funeste assistance. Sur un signal du roi de Lombardie, ces hordes sauvages franchissent la frontière , pénètrent dans le pays lombard , et Bérenger les jette sur les rebelles comme on lâcherait aux arènes une bête féroce contre une victime dévouée à la mort.

En un moment le refuge des révoltés est envahi , dévasté et inondé de sang. Oldéric se fait tuer en combattant avec vaillance. Le marquis Adalbert, plus rusé que brave et perdant tout espoir de se sauver les armes à la main , se dépouille de ses riches vêtemens , prend les simples habits d'un soldat, se mêle à la foule des prisonniers et demande à être conduit dans un château appelé Calcinaia, où ses parens, quoique pauvres , dit-il , trouveront les moyens de le racheter. Là, en effet, un de ses soldats qu'il y rencontre , obtient à vil prix sa rançon.

Gilbert, moins heureux , est reconnu par un

des chefs; on le maltraite, on le dépouille d'une

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