‹ Histoire de la conquête de la Lombardi (volume 2)Chapitre 114 sur 228 · partie de ses vêtemens, et il est conduit dans · texte numérisé non relu

partie de ses vêtemens, et il est conduit dans

un état de nudité presque complète devant Bé

renger. Le comte rebelle se prosterne aux pieds de l'empereur dans une posture que son misérable accoutrement rend ridiculement indécente et qui provoque la bruyante hilarité des courtisans (1). La clémence de Bérenger ne se dément même pas à l'égard d'un des hommes qui ont le plus abusé de ses bontés ; il pardonne à Gilbert, lui fait donner des habits convenables et lui rend la liberté :

« Je n'exige de toi aucun serment , » lui dit-il, « les sermens sont de faibles liens pour les » cœurs que ne peuvent retenir dans le devoir » l'honneur et la reconnaissance; mais je te » voue à la justice de Dieu si tu viens encore à » me trahir, »

Peu de temps après , Rodolphe , sur les instances réitérées d'Adalbert et de Gilbert luimême, passait les Alpes et venait à la tête d'une puissante armée , disputer à Bérenger la couronne de Lombardie.

Débordé par la faction ennemie, Bérenger dut une fois encore chercher un refuge à Vérone. Rodolphe fit une entrée triomphale à Pavie, où il fut proclamé roi des Lombards par les plus puissans des rebelles.

(1) Muratori, Ann. d'il., T. Y,

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