‹ Histoire de la conquête de la Lombardi (volume 2)Chapitre 136 sur 228 · LIVRE III. — CHAPITRE Ier · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE Ier

augmentait le nombre en outrageant la pudeur publique, en cherchant des victimes partout où le poussait l'instinct de ses passions toujours inassouvies , en portant enfin la corruption et la honte au sein de familles paisibles et respectées jusqu'alors , et qui ne trouvaient aucun abri contre les séductions de son or ou les brutalités de sa puissance sans frein.

La patience des peuples a sa limite : et l'un des maux du despotisme poussé à l'extrême, surtout quand il se fait un jeu de ce qu'il y a de plus sérieux et de plus sacré parmi les hommes, c'est d'enfanter la révolte , cette déplorable et ultima ratio des sujets opprimés. Souvent alors le joug de fer qui étreignait les peuples se convertit dans leurs mains en armes menaçantes qui tuent ou chassent tôt ou tard l'oppresseur éhonté.

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