‹ Histoire de la conquête de la Lombardi (volume 2)Chapitre 138 sur 228 · LIVRE III. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE II

d'une de ces deux puissantes maisons , dut être le premier mobile de cette conspiration que l'œil méfiant et toujours ouvert du roi déjoua dès sa naissance. N'osant d'abord attaquer de front le complot dont il cherchait à connaître l'importance et les ramifications, il fît avertir les chefs eux-mêmes qu'ils étaient découverts , leur envoya des paroles de clémence et d'oubli , et se montra disposé à faire droit à leurs griefs (1).

Par cet adroit manège il jette de l'hésitation et de la crainte au cœur des conjurés ; des révélations lui viennent ; il voit que la trame n'a pu s'ourdir fortement encore , que la conspiration n'a pas eu le temps d'étendre ses racines ; que sa feinte sécurité, à travers le manteau de sa fausse clémence , a imposé au plus grand nombre des complices ; enfin que les chefs restent comme isolés et livrés à sa vengeance. Dès lors

tresses de ce roi dissolu, Rose, fille de Gualbert, dont il eut. un enfant. Ne pourrait-on pas attribuer à cet outrage le juste ressentiment de Gualbert? A moins qu'on ne veuille penser., chose monstrueuse , que cet amour ne vint qu'après le supplice du père; ce qui pourrait en quelque sorte s'induire des paroles suivantes de Muratori: In oitre amo forte Roza figliadiquelmedeshno Gualberto,a cm egli AVEAFATTO tag tiare il capo, la qualegli partori una bellissima figlùwla.

« Il aima aussi beaucoup Rose, la fille de ce même » Gualbert, à qui il AVAIT FAIT trancher la tête; cette Rose » le rendit père d'une très belle fille. »

(1) LWTHPIUNO, ibid. — GlOLÏNf. — Mukatori.

la perte de Gualbert et de Gezon est résolue.

On lit dans Muratori, qui emprunte ce récit de Liuthprand :

« Hugues prétexta une tournée dans les pro- » vinces et ramena à sa suite une formidable » escorte de soldats qu'il mit sous la conduite » de Sanson, homme très puissant et ennemi » déclaré de Gezon.

» La noblesse de Pavie, lorsque le roi ren- » trait dans sa capitale après un voyage de quel- » que durée, avait l'habitude de venir à la ren- » contre du monarque à une assez grande dis- » tance de la ville.

» Léon , évêque de Pavie , reçut secrètement » Tordre de faire fermer les portes de la cité » dès que la noblesse en serait sortie , et de » ne plus laisser ensuite rentrer personne. L'or- » dre fut exécuté: Gualbert, Gezon et leurs » amis furent, de cette sorti- entourés et enlevés » par les troupes du roi. Gualbert eut la tête » tranchée ; on creva les yeux à Gezon, et on » lui coupa la langue pour avoir médit de son » souverain. Le fisc étendit son avide main sur » leurs trésors, et les complices de ces deux » victimes furent jetés dans les cachots (1). »

(t) Muratori, Ami. d'il., T. v, p. 287, anno 930.

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