LIVRE IV. CHAPITRE IV
» que la pluie de terre dont parle Andréa; et, » en effet, ajoute l'historien milanais, il y a peu » d'années qu'il est tombé sur les bords du lac » de Lugano une poussière ou cendre de cou- » leur de sang. »
Les peuples furent épouvantés à la vue de ces merveilles, qu'ils regardèrent comme les signes d'un bouleversement de la nature et de la colère céleste... La raison de l'homme ne s'effraie plus à la vue de semblables phénomènes : les savans cherchent à les expliquer ; quelques points commencent à s'éclaircir, mais aucune opinion, malgré tant d'études profondes, ne s'est élevée jusqu'à l'évidence d'une démonstration mathématique; et dans l'état actuel de la science, on peut encore considérer leur véritable cause comme un mystère.
» plusieurs rivières , lors de la dernière catastrophe dont » Lisbonne fut le théâtre et la victime.
» Peut-être, ajoute ce naturaliste., ces matières coloran- » tes étaient-elles interposées entre deux couches au fond » des lacs. Il y a de ces lacs à double fond en Suède , dans »le Jemteland. »
Qui sait s'il n'en serait pas de même pour les lacs de Délitz , de Zurich et de Lugano ?