LIVRE 11. — CHAPITRE
Parme et Plaisance (1), les met en pièces, et fait prisonnier l'imprudent Adalbert qu'il conduit à Pavie en triomphe. De là il se rend à Ravennes pour conférer avec le pape Jean IX, qui lui fait approuver les actes d'un concile récemment tenu à Rome. Ce concile condamnait les violences scandaleuses d'Etienne VI à l'égard du pape Formose, et le schisme de Sergius.
De son côté , profitant de sa position de protecteur à l'égard du pontife , et attribuant les désordres suscités par l'ambitieux rival de Jean IX à la violation des coutumes introduites par les premiers empereurs francs, Lambert fait reconnaître expressément par le concile l'obligation, pour les papes nouvellement élus, de ne pas se faire consacrer avant l'arrivée et sans l'agrément des commissaires impériaux. On se rappelle que ce jeune souverain de la moitié du modeste royaume de Lombardie, avait été sacré à Rome par le pape Formose , et portait le titre pompeux mais toujours plus compromis d'empereur. Il fallait que, par suite du schisme de Sergius, les désolations de l'Église de Rome fussent bien grandes pour la rendre humble au point de laisser revendiquer, par un prince d'aussi