CHAPITRE IV
Sciences et arts. — Ecrivains. — Aleirin.— Saint Jean Dainascène.
— Raban. — Félix d'Urgel. — Claude de Turin. — Saint Agobard.
— Dungal. — Etienne. — Théophilaete.— Jonas. — Saint-Paulin.
— Théodulfe. — Odelbert. — Hincmar. — Loup de Ferrières. — Paul Diacre. — Smaragde. — Anségise. — Eginhard. — Anastase.
— Florus.— Saint Addon. — Saint Aldric. ~ Luithprand.— Landolfo. — Le panégyriste de Bérenger. — Rosweda. — Charlemagne. — Alfred-le-Grand. — Etablissement d'écoles diverses. — Abandon des sciences exactes. — Architecture. — Peinture. — Médecine. — Langue et idiome.— Commerce.— Orgues. — Chants d'église. — Rit romain. — Rit ambroisien. — Costume. — Monnaie. — Poids et mesures. — Succès infaillible de notre système métrique.
Nous avons vu avec quelle sollicitude Charlemagne s'efforça de répandre les lumières dans son empire.
Nous avons vu Louis et Lothaire suivre ce noble exemple. Secondés par le pape Eugène, ces deux empereurs rendirent plusieurs édits pour l'encouragement des sciences et des arts. De nouvelles écoles furent créées en Lombardie et dans les États romains.
A cette époque de renaissance intellectuelle , quelques hommes montrèrent une érudition profonde, un talent supérieur pour la dialectique,
surtout dans les matières de théologie si souvent remises en question.
La poésie ne fut pas complètement négligée ; on professa la grammaire avec succès ; il y eut des légistes distingués pour ces temps barbares, et des historiens dont les œuvres, de nos jours même , sont lues avec intérêt.
On comprend qu'à cette époque, les hommes de science les plus marquans aient appartenu au clergé.
Alcuin, ce disciple célèbre du vénérable Bèdc, fut peut-être plus remarquable par son zèle ardent pour le rétablissement des sciences , que par son talent comme écrivain. On lui reproche de manquer de pureté, d'élégance dans son style ; d'avoir plus d'érudition que de génie , plus de discernement que d'invention , plus de diffusion et d'abondance que de nerf et de justesse dans la dialectique.
Saint Jean Damascène a laissé , entre autres écrits, un excellent traité de la foi orthodoxe qui a servi de modèle aux théologiens des temps postérieurs , pour la méthode scolastique.
Raban, archevêque de Mayence , fut célèbre par un grand nombre d'ouvrages d'une doctrine saine et profonde.
L'hérésie de Félix d'Urgel el de Claude di