‹ Histoire de la conquête de la LombardiChapitre 137 sur 246 · LIVRE II. — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE III

sonnel dont on ne pouvait se dispenser que dans certains cas spécifiés par les lois, et, hors de ces cas, qu'au moyen de sacrifices pécuniaires.

Nous serions assez porté à croire qu'il n'y avait d'hommes réellement libres que ceux jugés , par leur position de fortune , propres au service militaire ; et , à notre avis , le ivideschild y que tout individu devait posséder pour être déclaré homme libre, était le taux de fortune déterminé pour être apte au métier des armes.

Tout homme ne possédant pas ce widescliild était probablement réduit par la misère à se faire aldion ou serf, et conséquemment était exclu du service de guerre.

Nous voyons, dans ces temps reculés, les hommes évalués d'après ce qu'ils possédaient.

De nos jours, les hommes sont aussi classés, par les gouvernans , selon leur plus ou moins de fortune ; quelques centimes de plus , quelques centimes de moins, ou vous donnent de précieux droits comme citoyens , ou vous marquent du stigmate de l'impuissance politique. Seulement , grâce aux progrès de la civilisation et du perfectionnement de la maltôte dite légale, cette appréciation s'est singulièrement simplifiée pour l'État, qui, personnifié dans le fisc.

connaît incessamment ce que vaut au juste chaque citoyen , à l'aide des matrices de l'impôt qui, tous les ans, se verse dans les caisses absorbantes du TRÉSOR PURLIC.

Page 1