‹ Histoire de la conquête de la LombardiChapitre 164 sur 246 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Complot de Compiègne. — Assemblée de Soissons. - Pénitence publique imposée à Louis-le-Débonnaire.— Barbarie de Lolhaire envers le vieil empereur. — Louis recouvre le pouvoir suprême. — Repentir de Lothaire. — Sa rigueur envers ses complices. — Entrevue de Lothaire et d'Angilberto. — Puissance des archevêques de Milan. — Mission d'Angilberto auprès de l'empereur Louis. — Vieille tradition sur une dent de saint Ambroise. — Déclaration des évêques au sujet des actes de Compiègne et de Soissons.— Nouveaux torts de Lothaire.— Mort de Pépin, roi d'Aquitaine.— Partage de ses états.— Nouvelle prise d'armes contre l'empereur. — Mort de Louis-le-Débonnaire.

- De 833 à 8A0. —

Rarement l'usurpation se contente de la couronne qu'elle a ravie ; elle n'est satisfaite , si toutefois il lui est jamais donné de l'être, que lorsqu'elle peut déverser l'outrage sur. ceux qu'elle a dépouillés. Il est des triomphateurs dont la politique fera , à ceux qui ont eu la fortune contraire, plutôt grâce de la vie que de l'honneur, s'ils peuvent le ravir. Outrager le vaincu quel qu'il soit, c'est une lâcheté : lies est sacra miser ; mais quand le cri du sang s'élève entre l'oppresseur et la victime, quand o'esl un (ils qui foule aux pieds son bienfaiteur, son père... , oh ! alors il n'y a pas de stigmate assez

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