‹ Histoire de la conquête de la LombardiChapitre 49 sur 246 · LIVRE rr. — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE rr. — CHAPITRE III

viste , on lui crève les yeux ; le malheureux fils d'Irène meurt bientôt par suite de ce cruel traitement ; et sa mère, qui feint le plus grand désespoir, qui jure de punir ce crime odieux , la mère parricide est proclamée impératrice. Son premier soin , pour gagner le peuple , fut de le décharger de tout impôt ; mesure d'un moment et de circonstance, comme toutes celles de ce genre qui servent à se jouer d'une foule crédule, toujours plus avide d'être dupée.

Quelqu'empressement que pût mettre l'impératrice à réparer les maux occasionnés à l'Église par les persécutions de Gopronyme, et à se montrer protectrice des défenseurs de la foi catholique en Orient, Rome ne fut pas moins indignée de l'atroce attentat qui avait livré le pouvoir aux mains d'Irène; toute l'Italie fut émue par le même sentiment d'horreur.

Gharlemagne, à qui l'impératrice avait envoyé des ambassadeurs, qui disculpèrent mal leur souveraine , vit dans cette odieuse révolution un crime qu'il laissa à d'autres le soin de punir, mais dont sa politique se promit de profiter. Un événement inattendu, qui jeta le trouble sur les bords du Tibre, vint hâter le dénoûment que rêvait en secret son ambition,

Deux prêtres, Pascal et Campule, l'un pri~

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