AVANT-PROPOS
A mille ans de distance Tune de l'autre » deux puissances formidables se prirent à menacer la vieille couronne des rois en Europe.
Yers la fin du vni* siècle , ce fut la féodalité.
Les dernières années du xviii* siècle ont frémi au choc sanglant de la démocratie.
La chute de la race mérovingienne fut une première victoire des grands sur la royauté. Une nouvelle race de rois supplanta la première dynastie, et refoula, par le génie de ses premiers chcfs« le flot qui l'avait portée au trône, mais qui, brisant ses dij^ues, finit par submerger les trop faibles successeurs de ces grands hommes.
Le viu* siècle vit, à son déclin, rayonner l'astre de Gharlemagne, comme le xyu!"", près de sa fin, salua, mille ans après, l'étoile de Napoléon.
Napoléon, s*élevant sur les débris de la vieille monarchie capétienne renversée par les passions populaires , obtint sur la démocratie qui lui avait servi de piédestal, le triomphe que le fils de Pépin avait obtenu sur les grands vassaux.
Gharlemagne laissa à sa dynastie la lourde tâche de lutter contre le principe qui avait fait sa puissance et qui finit par triompher de la faiblesse ^e ses successeurs.
Napoléon , le premier et le dernier roi de sa dynastie , a légué le
péril de cette grande lutte à des dynasties plus anciennes ou plus
récentes que la sienne.