‹ Histoire de la conquête de la LombardieChapitre 76 sur 137 · II · texte numérisé non relu

II

rieusement reprise à la fin du siècle dernier par le grand capitaine, qui, transformant son épée victorieuse en sceptre iropériaU s'est cru, comme se sont crus tant d'autres avant et après lui, fondateur d'une dynastie nouvelle.

Les premières annéei du xnt* sièdet coaune les premières années du ix% ont vu un monarque français ceindre la couronne italienne :

Dio me la dà, guai a cki la tocca !

a dit, il y a trente-six ans S Napoléon en prenant sur l'autel du DÔME * de Milan, la couronne des rois de Lombardie, qu'on avait apportée en grande pompe de 3I^nza.

L'Europe, par ses ambassadeurs, était alors aux pieds du puissant monarque, et toute l'Italie, ivre de joie et d'espérance, s'écria avec le chef des hérauts d'armes : Napoleone^ imperatare de' Francesi e re d'Italia^ ècoronato^ consecrato e intronizzato... Viva Vimperatore e résilia fallu à Napoléon moins de temiis qu'aux descendants de Charlemagne, pour perdre une couronne achetée par des victoires autrement mémorables que celles qui avaient livré l'Italie au fils de Pépin le Bref. Neaf ans après l'intronisation solenndie de Milan, Napoléon était prisonnier de l'Europe, et don fils, ce deuxième roi de sa dynastie, vivait captif dans une prison dorée de l'Autriche, où il devait bientôt trouver une tombe obscure*

Trente-trots ans après ^ cette même intronisation, Milaii se paratt encore de sa robe de fête, et dans ce même ddme dont les voûtes, les colonnes, les chapelles avaient disparu, comme pour Napoléon ^, sous les tentures de soie et de velours, sous les festons de crêpe et les franges

' Le6intiia05.

^ Voici l'origiae que Giuyu doaae è et som que pcrteot depuis des riècteg l'église

métropolitaine de celle grande cité, et plusieurs autres églises de diverses Tilles dllalir.

L'église de San-MieheU, k Milan, se trouvant près de l'archevêché, que Ton «ppclait domui tandi .^mftfdtti, était, dans les temps plus reculés, déslgiiéèsofis Ip nom de San-JdichdB sua wm». Notre historieo milaMis éisbiil q«e» daos Je ix» siècle , un palais archiépiscopal existait derrière l'église métropolitaine qui , à i'exemple de l'église San-MicheU^ prit plus tard, par suite de cette proximité, le nom dcduomo^u domo. Cet exemple ÎmX suivi dans beatieoup d'aatres viDes d'iulic.

Depuis, les VUtonti ont élevé la BMgtiiiqiie basiliqve qui ftlt l'ofg«eU de Ifilm, et qui, selon la vieille coutume, a pris, comme église métropolitaiDe, le nom de Duoifo ou DOMO qu'elle conserve de nos jours.

• Botta, HitU d'Ital, liv. 22% 1805.

• Septembre 1838.

• Botta, ihid.

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