LE CONFORT ET LE DESCONFORT
CHANSON DE CHABLE8 d'ANIOU.
Biblioth. Royale, manuscrit 772—184. Suppl. 25, Gange.
Trop es destrols qui est dccon forte De celc en qui il a tôt son cuer mis ; Et j*cn ai tant souflTcrt et enduré Peine et travaux comme loiaus amis.
Ce, sachiez bien, jà ne m*en partiré, Alns servirai à mon povoir toz dis Tant que j'aurai vers ma Dame trouvé Aucun confort des maus où cil m*a mis.
Le desconfort m'a li désespéré Que }e ne sÛ que puisse ilevenir, mu un espoir m*a tout reconforté , Que il U doit de mes maux souvenir ; Et tant me Ae à sa grant loiauté ik por autre ne me devra guerpir Quant el saura con je lui ai esté Fins et verais, cortois sans repentir.
(if 11» :.*w.t» »ai«:»i.-i n-* >'. :•.-• . *«.«i!ll-j". T'a /iTJ *?ra *t m: *n «a *«!»«' , Ot «v.ru**! !!•■•?•. ^-^ *» »>:! >as ^Jf^r:
C>>>i at'. r. :i-*. qa'. a', jr-rf/i: ai^Kr. E< ^ n* di^cfn- i-'/x.- :^ i: .i ai<rci;
Se f*?!^ n^.n q -i s: a:* '. r.: «si QfKt iK BDe pub né IM uj ooscîilier; AifM «n r^moins; 4o;^ru «i ^sbabi, iHiU qu'el ne itKt en l<^I dokur Itssitr UtU me «ei.'iroit la tio;i '^u ; «i^re easi.
t'n Mul confort m'ï tient fni bon fspoir Et c*est de ce qu*onquf s ne la gucrpi ; Senie l'ai, tosjors à mon po\oir, Ne onc «^rs autre n*oi pens<S fors à U. Elle a tort se me met en non chaloir, Et si sai bien ne Tai pas desserti.
SI me con\ lent attendre son voloir Et j*atc'ndral corne ioial awP.
* Dangier : pouvoir; du latin dominium.
' M. Paulin l^âris n*a ins<*ré, dans le Romancero, que les couplets 1, 2 H b. Depuis 11 a retrouvé une seconde chanson du Comfe dTÀngou, dans le manuscrit V2'2'2, Elle est précédée d*une belle initiale représentant, sans «loute d'après le sceau du prince, Charles d'Anjou à cheval, armé de pied en cap, l'épée au poing, le bouclier devant la poitrine. Cet écu et le ca-^ paraçon du cheval sont aux armes de France chargées du lambd d'or à clnif branches. Avec son obligeance accoutumée, qui n'est égale qu*à son profond savoir, M. Paris a bien voulu me communiquer cette plM Inédite.
AUTAE CHANSON DE CHARLES D'aNJOU.
Li srans désirs et la douce pensée Que J*ai por vous, dame qui raies tant, Dont ia painc ne puet estre celée Où m'avez mis et tenu longuement !
Encor tenez mon cucr en tel tormant Dont Jà n'istral nui Jor de mon vivant, Se par vos non , douce dame honorée.
Li grans désirs et la paine m'agrée A soufrir tant de fin cuer bonemant, Que par vos m'iert ' toto Joie donée , Douce dame , qui tant estes plaisant Et sactilez bien , ma dame à ensclent, Se de vos n'ai aucun alcgement Je ne sai mais où merciz soit trovée.
Et sans merci coment iert endurée Si granz dolors par moi, tant longeaient î Se par Vos est piliez entroubliée , Douce dame , à cui mes cuers s'atent , Mon cors perdrai et ma vie ensemcnt; Et sachlés bien , dame , certeinement , Si en serois des fins amans blasmée.
Douce dame , car solez remembrée De la painne que seufrent fin amant, Tant que par vos me soit guerredonée Celé que J'ai souferte et toz Jors sent; Car onques n'ol voloir né hardiment.
Né Jà n'aurai (se Dieu piaist le poissant), Que par moi soit loial amor ghilée K
Jà envlers tos n'iert par mol porpensée Desloiauté, douce dame avenant, Et quant auroiz séue et esprovée La bone foi qu'ai del cuer en covant,
» Me sera.
* Tromp«»e.
iRU-PARTI DE PERRI.N D'ANGECOURT AVEC LE COMTE D'A Manuscrit du fonds de La Vallière, n* 59, folio 187.
Quons d'Anjo, prenez De ce ji'ii pailic :
Par amours aincz , Mes je ne sais mie Se de voslre amie Tous voz bons ' avez.
Diles lequel vous prendrez, Ou avoir la druiTie* De celc que vous amez, Ou eslrc roi» de Persie Avocc quanques vous avez.