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S'il est une œuvre bien morte de la révolution , c'est évidemment sa constitution civile du clergé. D'incroyables rigueurs ont été inutilement employées pour l'imposer aux consciences catholiques, et cependant ses jours étaient déjà comptés lorsque les iconoclastes de la Convention jugèrent à propos de lui donner le coup de grâce. Le Directoire n'a pas osé la relever, et le premier Consul a fait rentrer dans son devoir la fraction du clergé constitutionnel qui avait survécu à la chute de son Église. Depuis le concordat, les ennemis du catholicisme ont bien souvent, au nom de la révolution, excité à la fois le pouvoir et la démagogie contre le clergé et les croyants, mais sans jamais invoquer contre eux le souvenir de la constitution civile. Les admirateurs systématiques de la révolution , qui cherchent à expliquer et à atténuer tant d'actes odieux commis par elle, n'accordent point vraiment à la constitution civile l'importance qu'elle mérite! ils oublient qu'après avoir été longuement et violemment déljattue dans la Constituante, elle a été constamment à l'ordre du jour de cette illustre assemblée, qui pour l'interpréter et la faire exécuter a dû rendre toute une série de décrets importants, dont plusieurs ont été précédés dediscussions vraiment mémorables. Si les assemblées révolutionnaires se sont continuellement occupées de la constitution civile, la France entière pendant plusieurs années a été profondément troublée
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