CHAPITRE III
Pa^f.
I. La loi départementale et la loi municipale votées par l'Assemblée livrent la France à Panarchie. — Ridicule impuissance du pouvoir central. — Les municipalités seules chargées de maintenir Tordre. » Elles s^en acquittent fort mal et empiètent sur toutes les autres autorités. — Le directoire du Jura dénonce leurs excès et leurs iliéf^lités. — Certaines municipalités osent s'ériger en tribunaux . — Lettre du comité des rapports. — Les pillages continuent. — L'Assemblée, au lieu de prendre des mesures énergiques, fait une mauvaise proclamation. — Les populations sont soulevées par des contes absurdes. — Lettre des autorités de Bourbon-Lancy. — Émeutiersdu midi. — Le blé est pillé ou taxé de force en Normandie. ~ Lettre de la ville de Dieppe. — IL Rôle déplorable de la garde nationale. — Son arrogance. -^ Les municipalités ne peuvent rétablir Tordre que par elle, et TAssemblée la soustrait à leur autorité. — La garde nationale au lieu de réprimer les émeutes ne songe qu'à tracasser les prétendus contre-révolutionnaires. —
— Ses prétentions ridicules. — Lettre de la garde nationale de Li- / moges. — Lettre du comité des rapports à la garde nationale de Puylaroque. — Pillages commis par celle de Rocroy. — Arrestations arbitrairex. — Violences commises par la garde nationale de Hesdin. — Son Arrêté. — M. de Goyon et la garde nationale de Montréal, violences, menaces de mort, séquestration, extorsion d'argent. — Émeute à Anderny contre les juges. — Nouveaux assassinats. — III. Le comité ecclésiastique. — Le décret qui supprime pour le présent et l'avenir
les ordres religieux, blesse les droits de la conscience. — Le rapport de Chasset montre que le schisme va être décrété. — Proposition de dom Gerle. — Sa véritable portée a été obscurcie par l'esprit de parti. ^£n l'adoptant on épargnait à la France des maux immenses. — Fureur des révolutionnaires. — Adoption de Tordre du jour La Rochefoucauld.
— L'Assemblée veut forcer TÉglise à reconnaître que les vœux religieux sont canoniquement dissous par ses décrets. — Autre décret attentatoire à la conscience. — Protestations des catholiques du midi.
— La fermeture de beaucoup d'églises occasionne dans le midi des scènes déplorables. — Bailly et Maillard. — Vente des biens nationaux.
— Manœuvres. — Fraudes et vols commis à cette occasion. — Le pape déclare que le silencegardépar lui jusqu'alors sur TÉglise de France ne peut être considéré comme une approbation de ce qui a été fait 1 22