CHAPITRE II
CONFISCATION DEft BIENS DO CLEECé.
I. Les élections du clergé ne se font |H>înt en prévision d^one persécatioo.
— Flatteries intéressées prodiguées aux curés. — Les philof^phes en veulent à la religion elle-même. — Leur programme tracé par Voltaire, Montesquieu et Rousseau. — Ils se hâtent d*en poursuivre l'application.
— II. Le clergé consent avant la noblesse à la réunion des ordres. — > Nuit du 4 août. — L'Assemblée agit avec une précipitation imprudente. Excès à Paris. •> Sac de la maison de Saint- Lazare. — Prise de la Bastille. — Foulon et Berthier assassinés. — Pitoyable attitude de Bailly. — Pour exciter un soulèvement général contre l'ancien régime, certains révolutionnaires envoient de faux courriers annoncer dans toute la France que des brigands fauchent les blés. — Panique générale. — On
s'arme partout Exc^s de toutes sortes, pillages, extorsions, incendies,
meurtres, commis par les populations affolées. — Dans une foule d*endroits on fait^croire aux paysans que le roi leur ordonne de^piller les châteaux. — Attitude déplorable de TAssemblée devant toutes ces horreurs.
— Elle craint surtout les complots royalistes et institue les comités des rapports et des recherches. — Ces comités empiètent sur le pouvoir exécutif et Tannulent. — Le major de Beizunce assassiné à Caen. — Des individus s'emparent des lambeaux de son corps pour les manger. •» Interrogatoire et aveux des coupables. ^- Horribles excès dans le midi jusqu'en 1790. ^ Mollesse et imprévoyance des révolutionnaires modérés. — Insolence des tribunes. — Leur odieuse influence. — III. Les révolutionnaires veulent un clergé salarié, parce qu'ils espèrent ainsi poursuivre plus facilement leurs desseins contre la religion. — On propose de revenir sur une décision prise, et de déclarer la dtme non rachetable. — Discours insensé de Mirabeau sur le salariat et la propriété. — Discours très-important de Sieyès sur le racliat de la dtme. — Nouvelle renonciation du clergé le 11 août. — Il renonce encore â Fargenterie des églises. — Grégoire exprime des appréhensions sur la sûreté du clergé. — Projet de TallejTand sur la confiscation des biens ecclésiastiques. — Projet plus radical de Mirabeau. — Discussion. — Aveux précieux de Barnave et de Garât. — Plan remarquable de Malouet. — n conciliait tout et prévenait la persécution religieuse. — Mirabeau assimile la religion à la magistrature et à l'armée. — Sa proposition est adoptée. —Mesures d'exécution. — Le 20 décembre l'a* Ûénation d'une partie des biens du clergé est votée. — Proposition de Bouche contre l'archevêque de Paris 64