PLACE DU PA.MUÉOPI, PRÉS L’ÉCOLE DE DROIT
Mdicace.
À FACUl^Ti: DE DROIT DÉ POITIERS.
Monsieur le Doyen,
J’ai l’honneur de vous adresser, pour en faire hommage à la Faculté de droit de Poitiers, la dédicace d’un travail couronné par elle dans sa séance du 9 novembre i842. En lui offrant ce témoignage de la reconnaissance d’un de ses écoliers , je ne puis me dissimuler combien est faible mon hommage; mais, quelque peu digne d’elle qu’il soit, elle y a acquis trop de droits par son indulgence , pour que je ne sois pas heureux de les lui reconnaître, quand même elle ne serait pas disposée à les revendiquer.
Depuis que les encouragements de mes juges m’ont déterminé à surmonter la répugnance naturelle que j’avais à braver les dangers de la publicité , j’ai cru devoir, d’après le conseil de plusieurs d’entre eux, remanier mon travail dans quelquesunes de ses parties. Un assez grand nombre d’inexactitudes ont disparu ; plusieurs lacunes ont été remplies. Enün , bien que ce soit peut-être avoir fait une excursion en dehois du programme, j’ai voulu
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exprimer, dans un court plaidoyer jeté en postscriptwn à la fin de cet ouvrage , le sentiment de répugnance que je partage avec tant d'autres pour la barbarie des principes sur lesquels repose la loi de la contrainte par corps.
Cependant , malgré ces quelques remaniements , j’ose espérer que la Faculté voudra bien reconnaître dans ce livre le travail qu’elle a couronné , et accorder à la dédicace un accueil bienveillant et maternel. Le passé me rassure à cet égard; car, en encourageant cette publication , elle a fait comme ces mères indulgentes qui ferment les yeux sur les défauts de leurs enfants.
Je suis avec respect, Monsieur le Doyen ,
Voire très-humble et très-obéissant serviteur , Jules de la MAllSONMÈRE..
Poitiers , 30 septembre 1843.