‹ Histoire de la Convention nationale (volume 2)Chapitre 60 sur 109 · ACCEPTATION DE LÀ CONSTITUTION · texte numérisé non relu

ACCEPTATION DE LÀ CONSTITUTION

tin. » — Le président répondit que c'était à la nation entière qu'il appartenait de juger bgs représentants.

Thibaudeau pensa qu'il fallait dédaigner cette sorte de bravade , et répondre à toutes les sections qui se présenteraient à la barre : — « Nous respecterons la volonté du peuple et nous la ferons respecter* » — - La Convention doit passer à Tprdre du jour, continuer ses travaux et charger ses comités de veiller ? ta sûreté publique. »

Chaque jour apportait à la Convention la certitude que la constitution et les décrets étaient acceptés par la très-grande majorité des assemblées primaires. Les votes portaient le caractère d'une complète liberté. Les citoyens ou les assemblées primaires qui avaient rejeté les décrets, n'avaient eu besoin d'aucun courage: nulle contrainte , nulle menace n'avait influé sur les suffrages. L'opinion, dans les départements, ne recevait pas comme à Paris l'impulsion d'un parti hostile à la Convention et animé de rancune et de Jmine contre tous les hommes qui depuis trois ans avaient exercé le pouvoir. Les administrations et les tribunaux, lors même qu'ils avaient été renouvelés depuis le 9 thermidor, n'étaient généralement pas pris dans la classe des hommes étrangers à la Révolution ou persécutés par elle, deux qu'on nommait les honnêtes gens étaient sans autorité» sans crédit, sans point de réunion; ils se voyaient incapables d'entraîner les suffrages des populations qui , dans leur insouciante inertie, acceptaient facilement le pouvoir existant; elles avaient un attachement réel pour les conquêtes de la Révolution , et même s'alarmaient facilement à l'idée d'en être dépouillées par un retour vers l'ancien régime.

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