‹ Histoire de la Convention nationale (volume 2)Chapitre 59 sur 109 · ACCEPTATION DE LA CONSTITUTION · texte numérisé non relu

ACCEPTATION DE LA CONSTITUTION

toyens qui, sous le prétexte de missions données par une assemblée primaire, se rendaient d'une commune à une autre ou auprès d'un corps militaire, étaient déclarés coupables du même délit et passibles des mêmes peines.

Déjà la Convention était informée que dans plusieurs départements voisins de Paris, les assemblées primaires acceptaient sans difficulté, non-seulement la constitution, à cet égard il n'y avait nulle inquiétude à concevoir, mais aussi les décrets de réélection.

Il n'en était pas ainsi dans la banlieue où l'opinion parisienne lavait une grande influence; les meneurs des sections ne s'étaient pas épargnés à y faire tous leurs efforts. On apprenait aussi qu'à Orléans et à Versailles, les assemblées primaires venaient de voter contre les décrets.

A Paris, la section de l'Unité * fut la première qui vint annoncer à la Convention le résultat de son vote. — « Il prouvera que les royalistes ne dominent point parmi nous, disait l'orateur, et que nous savons respecter la liberté des opinions et en garantir la manifestation. L'assemblée primaire a d'abord rejeté à l'unanimité les articles du 'décret qui prescrit la réélection des deux tiers. Les citoyens ont, à leur gré, voté à haute voix ou au scrutin secret. Sur deux mille quatre cent seize votants, deux mille trois cent quatre-vingt-douze ont accepté la constitution; dix-huit l'ont refusée; six ont demandé un roi. Pour prévenir les proscriptions , nous avons brûlé le scru-

1 Des Quatre-Nations.

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