‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 105 sur 121 · SITUATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

SITUATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT

sion , ni miséricorde dans le châtiment. Ils avaient pu voir en prairial comment les conventionnels savaient se défendre contre leurs anciens amis, lors* qu'ils avaient recours à la sédition.

Telle était la situation intérieure du pays , au moment où la Convention se retirait. Ce triste résultat du gouvernement qu'elle avait exercé ne pouvait être imputé personnellement aux représentants qui avaient eu, les uns après les autres, le pouvoir ou l'influence, car aucun d'eux n'avait exercé une autorité sans partage ; aucun n'avait songé à se dégager des exigences de son parti; aucun n'était resté puissant pendant assez de temps pour suivre une direction calculée avec prévoyance. Mais, outre les crimes individuels de tels ou tels conventionnels, une responsabilité collective pèsera sur cette assemblée dans les jugements de l'histoire. Ce ne sont pas des circonstances extérieures qui pesèrent sur elle , ou du moins ces circonstances elle les avait amenées par les déterminations qu'elle prenait , par la route qu'elle choisissait. Elle s'installa en acceptant les massacres de septembre; lorsque la paix était possible elle préféra la guerre, en prétendant municipaliser l'Europe ; de la guerre, résultèrent le désordre des finances et les levées d'hommes qui commencèrent la guerre civile ; elle l'envenima par la persécution des prêtres et par son intolérante impiété; en proscrivant les' plus notables de ses membres , elle provoqua les rébellions fédéralistes; elle institua le tribunal révolutionnaire comme remède aux défaites de Dumouriez dont ses ministres et ses commissaires avaient dérangé les combinaisons politiques et militaires, et qu'elle contraignit à la trahison; VI. 28

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