‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 104 sur 121 · SITUATION DU KOUVËAU GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

SITUATION DU KOUVËAU GOUVERNEMENT

pour rintérêt bien entendu de son œuvre constitutionnelle que la Convention avait combattu.

En mettant^ après trois ans, un terme à son pouvoir souverain ; la Convention laissait la France divisée entre deux factions irréconciliables, mais elles étaient Tune et l'autre lassées et découragées. Leur lutte devait toutefois continuer, moins violente peutêtre, mais obstinément implacable.

Les uns 9 ennemis de la Révolution républicaine, s'apprêtaient à user des libertés constitutionnelles pour expulser du pouvoir les exécuteurs testamentaires de la Conventicru; pour les désarmer de leurs lois d exception et de proscription ; pour faire disparaître des emplois publics Taristocratie éphémère née de la République.

Les autres, c'est-à-dire la grande masse du parti jacobin, devaient nécessairement se mettre à la suite du Directoire; il était des leurs; sauf la prudence et la mesure que des gouvernants sont obligés à plus ou moins observer, les directeurs restaient les chefs et les patrons des Montagnards : ainsi toutes les places allaient leur être données et la plupart n'étaient pas disposés à vouloir autre chose. Plus irritables encore par Tamour-propre que par l'intérêt, ils avaient aussi la satisfaction d'être à. l'abri des réactions et de ne redouter ni les persécutions, ni les injurieuses amnisties.

Mais il y avait un fond de Jacobins fanatiques, exaltés par de chimériques idées, résolus à détruire, non pas seulement la société de l'ancien régime, mais toute société civilisée ; ceux-là , enrôlés dans des sociétés secrètes , s'occupaient déjà à conspirer. Us ne devaient trouver ni mollesse daos la répres-

Page 1