‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 44 sur 121 · ÉTAT DE L OPIMOK PUBLIQUE · texte numérisé non relu

ÉTAT DE L OPIMOK PUBLIQUE

nombre de vos amis, en les rendant suspects. Soyez en jjfarde contre les déclamations. Accueillez de nouveaux frères qui se réunissent à vous , qui ont été proscrits ou persécutés, et qui ne demandent qu a vivre sous la protection d'un gouvernement républicain. »

La question fut renvoyée aux comités. Ils cherchaient vainement à se donner un caractère de force et à exercer une action puissante hors de la Convention. Leur pouvoir était sans racine; leur position et leur origine les condamnaient, non pas à tenir la balance égale entre les diverses factions, mais à les prendre alternativement pour auxiliaires, cédant à Tune pour réprimer l'autre. De là de continuelles vacillations; après avoir applaudi le discours de Chénier, il fallait en quelque sorte le désavouer.

Les sections de Paris étaient loin d'être aussi formidables que l'ancienne Commune; elles n'avaient pas l'autorité d'une administration centrale; elles agissaient sans ensemble; toutes n'avaient pas la même opinion. Elles étaient des espèces de club, où des discours étaient prononcés , où des adresses à la Convention étaient rédigées. Comme points de ralliement pour la garde nationale, seule défense de l'Assemblée, elles avaient plus d'importance; les comités l'avaient si bien pensé, qu'ils formaient en ce moment une légion de police placée directement sous leurs ordres.

C'était surtout dans les sections que le discours de Chénier avait produit de l'irritation. La section Lepellelier se présenta à la barre quelques jours après. — «Ne parle-t-on, disait l'orateur, des tentatives du royalisme que pour nous faire oublier les crimes du Terrorisme? Quelle est donc celte inconcevable politique? On poursuit les brigands qui massacrent au nom de Jésus; et vu 14

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