‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 85 sur 121 · DISCOURS DE LOUCHET · texte numérisé non relu

DISCOURS DE LOUCHET

niteur résuma en deux lignes toute cette communication.

« 11 nous a été impossible de rien recueillir de ces pièces^ qui n'ont pas de suite, qui ne présentent aucun sens^ et qui le plus souvent ne sont que des informations prises sur des événements accomplis. »

Quelques conventionnels s*fndignèrent d'avoir été mentionnés par ce conspirateur; d'autres témoignèrent tout leur dédain. Un des hommes les plus actifs dans les projets de la Montagne , Roux (de la Haute- Marne)^ persista à parler de Thorrible conspiration et de la nécessité imposée à la Convention de porter la plus grande attention dans l'examen de cette affaire. Il rappelait que Barras, alors le chef de ce mouvement révolutionnaire, avait dit : — a Les royalistes n*ont pas perdu tout espoir et pourraient bien renouer leurs complots. » — Ainsi se continuait la lutte confuse des partis qui divisaient la Convention et qui> voyant approcher une situation nouvelle, un autre établissement politique, voulaient s'en empa-^ rer soit pour exercer la domination, soit pour y trouver des garanties personnelles.

Le manifeste de ces révolutionnaires excessifs, fut longuement prononcé par Louchet , celui qui après le 9 thermidor avait si hautement témoigné les regrets que lui inspirait le règne de la Terreur. Après avoir exposé tous les malheurs dus à la Réaction et les forfaits des royalistes révélés par la correspondance de Lemaître, « cet agent si habile et si pénétrant, » l'orateur déroula une série de propositions : le rétablissement du maximum; la peine de mort actuellement, et plus tard, la déportation contre les

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