‹ Histoire de la convention nationale (volume 5)Chapitre 13 sur 81 · ÉCOLES PRIMAIRES · texte numérisé non relu

ÉCOLES PRIMAIRES

généralités de la législation et des sciences politiques sufii raient à l'instruction des magistrats et des avocats. Cette même loi du 25 octobre 1795 créa l'Institut de France, et réunit dans une seule et même Académie le cercle entier des sciences, des lettres et des arts. C'était une pensée fort naturelle et qui appelait peu d'objections. Mais elle était contraire aux habitudes et aux traditions. Faire toujours autrement que le passé était la volonté constante et universelle des hommes de la Révolution. Sur ce point le passé a prévalu , et plus tard les Académies ont reparu , quoique réunies en une même corporation.

Le décret qui, avant le 9 thermidor, avait institué les écoles primaires, fut peu après modifié avant d'avoir reçu un commencement d'exécution. Sans interdire les écoles libres, il n'en fut pas question dans la nouvelle loi. Aucune condition ne leur fut imposée. Le mode de surveillance ne fut pas réglé; 11 semblait qu'on ne comptât sur aucun résultat de la liberté d'enseignement. La nouvelle loi régla que l'instituteur de chaque commune serait élu par le peuple. Mais on était encore sous le gouvernement révolutionnaire qui ne permettait aucune élection. L'examen, la nomination et la surveillance des instituteurs furent provisoirement confiés à un jury formé de trois pères de famille choisis par l'administration du district. Le programme des études était ainsi conçu : « On enseignera aux élèves à lire et à écrire. Les lectures rappelleront leurs droits et leurs devoirs , la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ainsi que la constitution de la République. On donnera des instructions élémentaires sur la mo-

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