‹ Histoire de la convention nationale (volume 5)Chapitre 27 sur 81 · ÉTAT DE L OPINION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

ÉTAT DE L OPINION PUBLIQUE

l'on protéiie , on met en liberté ceux qui ont massacré au nom de Robespierre. La Convention a ordonné qu'on les désarmât, et on veut maintenant que des armes leur soient rendues. On se plaint que nous ayons exécuté vos ordres, nous qui, en prairial, avons partagé vos dangers, nous qui étions déterminés à périr avec vous. Au lieu de retenir les Terroristes en prison, ainsi que vous le vouliez le l*"" prairial, on veut faire des procès en règle; on demande des pièces. On ne compte pour rien la voix publique. Il eût mieux valu ne jamais sévir contre ces scélérats que de leur rendre aujourd'hui les poignards qui leur ont été arrachés. Cette funeste indulgence causera de nouveaux désastres. »

Louvet était président : son journal et ses discours étaient au moins aussi vifs contre la Réaction que le rapport de Chénier. Néanmoins il répondit que l'Assemblée n'oublierait jamais que, dans les jours de péril , la section Lepelletier avait couru la première aux armes pour défendre la République et la représentation nationale. Il ajoutait que la pétition avait été entendue avec intérêt.

Un membre du comité de sûreté générale annonça qu'on s'occupait de mesures à prendre contre l'espèce d'hommes dont la section venait de parler.

Une autre section vint se plaindre d'une décision du comité de sûreté générale; il avait mis en liberté deux hommes de sang dont elle avait subi la tyrannie pendant la Terreur, et leur avait fait rendre des armes. C'était l'assemblée générale de la section qui, autorisée par un décret du 1" prairial, les avait incarcérés. De semblables réclamations arrivaient aussi des départements. Le comité de sûreté générale était évidemment

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