‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 27 sur 108 · G EMPRUNT FORCÉ · texte numérisé non relu

G EMPRUNT FORCÉ

mille livres étail imposé à vingt mille livres. Au delà de cinquante mille livres tout le superflu excédant trente mille livres devait être versé à l'emprunt.

Cette sorte de régularité dans la perception d'un tel impôt était mal garantie par le choix de Tautorité à qui elle était confiée. L'arrêter de la commune en chargeait le comité révolutionnaire de chaque section* Ce nouvel instrument existait en vertu d'un décret de la Convention qui l'avait institué dans chaque commune de la république, en lui donnant pour unique attribution la police des étrangers. Ces comités étaient destinés à devenir la plus redoutable autorité employée par la tyrannie révolutionnaire. Déjà ils avaient étendu leur action fort au delà des termes du décret qui les avait établis.

L'emprunt devait être réalisé par tiers ; le premier en deux jours y le dernier dans un mois.

La Convention tarda peu à imiter l'exemple de la commune de Paris. Elle conféra à toutes les administrations départementales le pouvoir, maintenant légal, d'ordonner un recrutement, tel que celui dont l'Hérault avait donné le signal; peu de jours après, elle étendit à toute la république l'exigence de l'emprunt forcé.

Le comité des finances avait proposé un impôt progressif sur le revenu; Cambon jugea que le projet ne satisfaisait ni aux besoins du service, ni aux volontés de Topinion révolutionnaire. Il demandait un emprunt civique levé sur les égoïstes et les indifférents, a Dans le département de l'Hérault, on a dit à chacun de ces hommes qui sont les plus cruels ennemis de la république : (( Tu as une opinion qui nous occasionne des dépenses; je veux respecter tes propriétés; tu seras enchaîné à la Révolution en lui prêtant ta fortune ;

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