‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 32 sur 108 · ROBESPIERRE AUX JACOBINS · texte numérisé non relu

ROBESPIERRE AUX JACOBINS

^ous les rebelles de k Vendée, mais encore tout ce cjue la France renferme de rebelles contre Thumanité ^t contre le peuple. Il n'y a plus que deux partis, le j|>euple et se& ennemis. Celui qui n^est pas pour le 2>euple est contre le peuple; celui qui a des culottes ciorées est contre le peuple. Il n'existe que .deux partris , celui des hommes corrompus et celui des hommes ^ertu^ux; il n'est que deux classes d'hommes, les amis de la liberté et de l'égalité, les défenseurs des opprimés, les amis de l'indigence, et les fauteurs de l'opulence injuste et de l'aristocratie tyrannique. Eh . l^ien! £es deux classes doivent être séparées' si l'on veut éviter la guerre civile. Les sans-culottes n'ont jamais prétendu à une égalité de fortune, mais à une égalité de droits et de bonheur. Une partie des défeniseurs du peuple s'est laissé corrompre ; moi aussi , J ^aurais pu troquer mon âme contre l'opulence ; mais je regarde l'opulence bon-seiriement comme le prix du crime , mais comme la punition du crime. Je veux être pauvre, pour n'être point malheureux. Je n'ai à me plaindre que d'une seule chose, c'est d'avoir été ^rop aimé par la classe indigente. S'il était possible , je voudrais en être méprisé, si à ce prix le peuple pouvait être sauvé. »

Après cet exorde cafard, Robespierre développa une série de mesures et demanda aux Jacobins s'ils voulaient sauver le genre hUmain. Tous se levèrent en criant : « Oui ! oui , nous le voulons ! »

Alors il résuma son plan de gouvernement. Les sections de Paris devaient lever un corps d'armée révolutionnaire, qui entraînerait tous les sans-culottes des départements, pour exterminer les rebelles de la \endée. Une autre* armée de sans-culottes devait

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