‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 37 sur 108 · NOUVEAUX ORAGES DAMS LA CONVENTION · texte numérisé non relu

NOUVEAUX ORAGES DAMS LA CONVENTION

missaires et contre les administrations établies par leur volonté. 11 dit que les armées ennemies ne faisaient ni invasion, ni attaque, parce qu'elles attendaient les résultats des discordes et de la guerre civile.

Puis il donna des détails sur ce qui se passait et se disait à la commune, à rArcbevèché et dans d'autres réunions; il parla des projets qu'on y formait sans pourtant affirmer l'exactitude de ces informations. (« Ces faits doivent fixer votre attention , surtcrut au moment où les représentants du souverain n'ont pas assez de force pour faire respecter une consiglie daas le lieu dé leurs, séances. »

En rendant justice aux intentions de Guadet, il combattit soû projet. H motiva ses objections d'une manière qui pouvait paraître surprenante; il faisait une peinture des autorités municipales de Paris, de Tesprit qui les animait, de leurs usurpations de pouvoir et de leurs procédés arbitraires, en caractérisant ce désordre aussi énergiquement que les Girondins. 11 attaqua même personnellement Chautoette en s'exprimant avec plus de mépris encore que de blâme: La conclusion fut que le comité dé salut public ferait prochainement un rapport sur la municipalité de Paris.

Barère repoussa aussi la convocation des suppléants à Bourges; mais» il présenta une mesure de haute imlK)rtance qui fut adoptée sans discussion. Un décret ordonna qu'une commission de douze membres serait formée, qu^elle entendrait les ministre,s de l'intérieur et des affaires étrangères , ainsi que le comité de suinté générale , et qu'elle prendrait les mesures nécessaires pour la tranquillité publique. Cette commissio

Page 1