COMMISSION DES DOUZE
était aussi chargée d'examiner les arrêtés qu6 la commune avait pris depuis un mois.
La commission fut élue au scrutin. La majorité se montrait de plus en plus favorable aux Girondins; see suffrages.se portèrent uniquement sur eux; on comptait parmi les commissaires plusieurs hommes marquants de leur parti : Fonfrède, Rabaud, Etienne, Kevelegan, Henri La Rivière > Boileau.
Barère, en substituant la création de lacommissioi des douze au coup d'État qui aurait destitué la municipalité de Paris, n'avait pas eu la pensée de trahir h majorité; il avait parlé non pas précisément comm< délégué du comité de salut public | mais comme organe de ceux de ses membres qui s'inquiétaient da projets et des complots dont l'exécution se préparait i la commune et dans d'autres réunions. Ce n'étai p^a sans effroi qu'ils songeaient au massacre dont h Convention et plusieurs milliers de bons citoyeni étaient menacés. Ils ne savaient pas si Danton et Ro bespierre ne tenaient pas en réserve, derrière cet abo minable carnage, quelque dessein contre la république. Les assurances de Danton ne leur donnaient pai une complète sécurité. Barère et ses collègues du comité de salut public étaient fort séparés des Girondins mais ils croyaient presque nécessaire de leur livre: le pouvoir, afin de prévenir ou d'arrêter les attaque imminentes d'une sanguinaire démagogie.
La commission des douze obtint facilement des in formations. Les réu.nions qui se tenaient à la nvuni cipalité étaient nombreuses et composées à peu prè des mêmes hommes qui s'assemblaient à l'Archevê ché. On y avait discuté le projet d'enlever pendan